lettera da TIMBUKTU

une citadelle islamique au nord Mali

Pakistanais,algériens,mauritaniens,nigérians,béninois,burkinabè,sénégalais,tunisiens,tchadiens,togolais,afghans….Tombouctou offre aujourd’hui à la face du monde un catalogue de nationalités et de groupes humains composites mais tous, profondément et douloureusement ancrés dans l’islamisme militant, dans la haine de l’occident et de toutes autres valeurs contraires ou seulement différentes de celles de l’Islam, de leur Islam à eux..

 

Cette forme de pensée et d‘être  avec ses relents de barbarisme et d’intolérance est entrain de marquer durablement la société tombouctienne et malienne. La population, dans toutes ses composantes, est traumatisée et, regarde effrayée, ces hommes barbus aux visages toujours austères et affreux posés les jalons d’une société moyenâgeuse. Les islamistes ne se contentent pas seulement de conquérir, ils détruisent et installent une nouvelle cité, une citadelle de haine et d’intolérance.

 

Ils détruisent tout ce qui peut symboliser la modernité : la télévision, les jeux vidéo, les livres en français mais aussi les gravures, les enseignes lumineuses devant les magasins, les panneaux de sensibilisation contre le SIDA et le paludisme, les monuments historiques, les églises, les hôtels,   l’éclairage public…

 

Ils interdisent les promenades entre hommes et femmes, l’école laïque et mixte, la philosophie, la littérature, le mariage entre une musulmane et des hommes de religions différentes, la musique, les activités ludiques, le sport,  la cigarette, l’alcool, l’administration publique, le port des bijoux, le recueillement sur les tombes des êtres chers, la visite des sites du patrimoine culturel.

 

A la place de ce chapelet d’interdictions ils proposent le coran et les traditions islamiques inspirées de la doctrine Wahhabite mais aussi la burka pour les femmes, la barbe pour les hommes, le rapt des touristes occidentaux échangés contre des millions d’Euro, le pillage et le vol chez ceux qui ne sont ni arabes ni touaregs mais sonrhaï, peulh, bambara, dogon, chrétien.

Pour asseoir ces exigences d’un autre temps ils instituent la police islamique, la justice islamique et la prison islamique.

 

La police islamique est installée dans les locaux d’une banque et les détenus sont enfermés dans le sous sol où est logé le coffre – fort que les islamistes malgré deux semaines de manipulation et l’aide de tous les forgerons de la place, n’ont pu ouvrir.

Dans la garde-à-vue de cette police islamique, on peut constater tout de même que les noirs sont à gauche avec des nattes en plastique comme couchage et les détenus touaregs et arabes à droite avec des moquettes et des couvre-lits pour leur confort.

 

La justice islamique a son siège dans un hôtel LA MAISON appartenant à une franco – malienne du nom de Hawa Kouyaté et dont la mère alsacienne m’a fait déguster à plusieurs reprises des kouglofs et des quiches. Tous les hôtels appartenant à des européens ont été confisqués par les islamistes. L’hôtel PALMERAIE , propriété du toulousain Hervé Panzani a d’abord été occupé par les touaregs du MNLA avant que ceux – ci n’en soient chassés par les islamistes qui ont longtemps profité de sa piscine en cette période caniculaire où Tombouctou croule sous 45°.Mais sans hygiène et charriant avec eux toute la glue et la poussière du Sahara, ils ont attrapé diverses maladies et ont quitté les lieux après avoir tout saccagé et emporté tout ce qui peut l’être : groupe électrogène ,climatiseurs, lits, chaises, fauteuils, téléviseurs…

Le Camping de LA PAIX où le touriste allemand avait été tué et qui appartient à un couple britannique sert de logement à des islamistes mauritaniens qui en ont chassé le gérant et le gardien. La maison d’hôte HOUNDE MALI du français Michel Ceylan est pour le moment épargnée car le propriétaire a pris soin de le confier à un touareg qui est un activiste du MNLA (Mouvement National de Libération de l’Azawad﴿. Ce mouvement a été crée par l’islamiste Touareg Iyad Ag Ghali pour faire diversion et offrir à l’opinion internationale une face laïque et fréquentable de son mouvement. Les masques sont vite tombés car le MNLA a rallié les islamistes dans la quête d’une entité islamiste au Sahel.

 

Les touaregs du MNLA, eux, vivent à l’ombre des islamistes qui leur indiquent leur zones d’action et leur distillent des portions de territoires comme l’aéroport de Tombouctou ou aucun avion n’a atterrit depuis 4 mois, le port de Kabara où ils ont pillé les magasins de sécurité du PAM (Programme Alimentaire Mondial﴿ et où ils ont fait main basse sur le stock pétrolier de TOTAL dont ils assurent la garde et la commercialisation pour les islamistes qui leur reversent quelques royalties. Enfin, les séparatistes touaregs semblent par contre contrôler seuls la traversée du fleuve Niger ; on y trouve des enfants de13 à 15 ans maniant la Kalachnikov et fouillant avec insolence et nervosité les bagages des voyageurs et confisquent à l’envi les objets de valeur : bijoux, téléphones et  ordinateurs portables, argent…qui, nous dit – on, vont alimenter le trésor de guerre des islamistes.

 

Mais ces islamistes ne se contentent pas seulement de piller et d’interdire, ils mettent en place les racines d’une cité nouvelle et …insidieusement, ils recrutent parmi les jeunes de la ville et au sein des quartiers déshérités d’une ville de Tombouctou déjà très pauvre. On leur offre à manger, à boire, quelques liasses de billets de banque à leurs parents, puis une kalachnikov et le camp d’entraînement d’Aqmi situé à la Brigade de gendarmerie, à l’entrée Nord de la ville. Rapidement, on leur donne le droit de patrouiller, de piller et de s’afficher en treillis sur des motos flambants neufs.

 

Ce qui a le mérite d’attirer vite d’autres jeunes vers le mirage islamiste, d’autres jeunes venus même de Bamako ,du Sud malien et qui sont facilement reconnaissable par les langues qu’ils parlent : Bamanan, Sarakollé, Peulh…car l’islamisme contrairement à ce que l’on croit a déjà essaimé à Bamako dans les milieux wahhabites proches des saoudiens et des qataris, grands amis des américains, eux-mêmes viscéralement opposés à l’islamisme radical que véhiculent des maîtres terroristes comme Abou Zeïd ou Moctar Belmoctar, tous présents aujourd’hui à Tombouctou.

 

On est  dans un cercle vicieux délirant. On voit bien qu’à Bamako toutes les mosquées et les imams proches des milieux wahhabites se sont bien gardés de pourfendre ce qui se passe au Nord Mali ou l’ont fait à demi – mots. Et à écouter les prêches de ces imams, on sent qu’ils trouvent une certaine délectation à ce regain d’islamisme triomphant.

 

La chaine de télévision  Al JAZEERA, propriétaire des qataris, a été la seule autorisée à travailler à Tombouctou qui retrouve sa dénomination de cité interdite. Mais ces journalistes qataris qu’on voit circuler sous bonne escorte islamiste et qui ont le gîte et le couvert dans le Q .G d’Al-Qaïda à Tombouctou situé quelque fois à la succursale de la B.I.M (Banque Internationale du Mali﴿mais le plus souvent dans la résidence que Kadhafi s’est fait construire sans jamais y séjourner un seul jour ; ces journalistes ne se sont jamais intéressé qu’à ce qui peut justifier ou corroborer cette colonisation sauvage.

 

Ils interrogent les commerçants arabes qui vivent le plus souvent de la contrebande favorisée par la guerre islamiste, ils filment quelques notabilités maures ou touaregs qui trouvent leur compte dans la distribution d’un sac de riz ou de mil et tendent leur micro à un imam ou à muezzin qui a trop peur de dire qu’il vit mal l’occupation.

Ils ignorent superbement les jeunes scolaires et étudiants de la ville qui sont condamnés à mener à mener une vie d’ascète, ils évitent soigneusement ces artisans, hôteliers ou guides touristiques que le tarissement de la  manne touristique à plongé dans une incertitude totale.

 

Ils n’osent pas aller discuter avec ce jeune Imam qui a osé dire publiquement au terroriste Abou Zeid que la Djihad par les armes n’existent plus, que c’est la Djihad par les idées qui prévaut et qu’il est temps que lui et ses sbires partent de Tombouctou. Tombouctou qui lentement se meurt sans que nul n’ose crier gare, on n’entend aucune voix, on ne sent nulle action pour protéger la cité millénaire dont la prise est à ce jour, le plus gros succès de l’islamisme radical depuis les attentats du 11 Septembre.

 

La population semble résignée et surtout incapable de se défendre face à des hommes lourdement armés et aveuglés par la haine de l’autre. Les jeunes ont organisé des marches de protestation dispersées chaque fois et sans ménagement à coups de Kalachnikov, les radios locales à l’exception d’une qui diffuse en permanence des versets du coran, ont été fermées, les journaux interdits, la liberté bafouée, la vie humaine réduite en une sorte de bas panthéisme qui consiste à aller à la mosquée et à rentrer chez soi pour manger les reliefs de l’aide humanitaire distribués par les salafistes.

 

Cependant et inconsciemment ou parce qu’elles n’ont plus le choix , les populations s’organisent autour des institutions islamiques mises en place en particulier la justice islamique et la police islamique qui reçoivent quotidiennement les plaintes. Au moins, disent les gens, on est plus obligé de donner de l’argent pour avoir un jugement favorable comme dans le Mali pourtant démocratique.

 

Car, il est vrai, ce Mali qu’on a dit être l’un le pays africain le plus démocratique est un état ruiné par la corruption et les conflits d’intérêts. Les procès s’achètent dans le bureau du juge avant l’audience, les sujets d’examen du bac, on peut les payer avant le jour d’examen, les bons du trésor se négocient au marché noir, les recrutements à la fonction publique mais aussi à la gendarmerie, à la police ou dans l’armée se font sur la base de rapports sociaux ou familiaux…

 

Et au bout du compte on a une société en plein marasme, un Etat qui n’est était plus un et qu’un groupe de petits officiers inconnus ont achevé un soir du 22 Mars et on ouvert la voie aux islamistes qui ont porté l’estocade.

 

Le Mali, je pense, ne s’en remettra plus jamais et Tombouctou, ne sera plus jamais le même.

 

E.B.B.E.

 

NDP: Considerata la delicata posizione di Timbuktu, perché non avvengano ritorsioni verso l'autore di questa lettera e perché quest'ultimo possa ancora fornirci notizie sulla situazione in cui versa la città,  vengono inserite solo le iniziali del nome

TRADUZIONE:

Pakistani, Algerini, Mauri, Nigerini, Burkinabé, Senegalesi, Tunisini, Tchadiani, Togolesi, Afgani ……..Timbuktu mostra al mondo un catalogo di nazionalità e gruppi etnici differenti ma al contempo profondamente e dolorosamente radicati nell’odio militante per l'Occidente e tutti i valori che non sono coerenti o solo diversi dall’Islam, il loro Islam..
Questa forma di pensiero intollerante vorrebbe condizionare in maniera stabile e duratura la cultura di Timbuktu e la società Maliana. La popolazione, in tutte le sue forme sociali, è traumatizzata e guarda spaventata questi uomini barbuti che, con le loro facce terribilmente austere, sarebbero intenzionati a gettar le basi di una società medievale. Gli islamisti non si accontentano solo di vincere, distruggono ed instaurano nella nuova città un clima di odio e intolleranza.

Distruggono tutto ciò che può simboleggiare la modernità: televisione, videogiochi, libri in francese, ma anche stampe, insegne al neon fuori dei negozi, i segni di sensibilizzazione contro l'AIDS e la malaria, monumenti storici, chiese , hotel, illuminazione stradale ... 

Vietano le passeggiate di uomini e donne, le scuole laiche e miste (ragazzi e ragazze), la filosofia, la letteratura, il matrimonio tra un musulmani e persone di diverse religioni, la musica, le attività ludiche, lo sport, il fumo, l’alcool, la pubblica amministrazione, l'uso di gioielli, la meditazione sulle tombe dei propri cari, le visite ai siti di patrimonio culturale.
Questi divieti vengono sostituiti da tradizioni coraniche e islamiche ispirate dottrina wahhabita, coi burka per le donne, la barba per gli uomini, il rapimento di turisti occidentali scambiati contro milioni di Euro, i furti e saccheggi da coloro che non sono né arabi né Tuareg, ma Songhai, Peul, Bambara, Dogon, Cristiani. Per sostenere queste forzature d’altri tempi è stato istituito un corpo di polizia, la giustizia e la prigione islamica.

Il corpo di polizia islamica si è installato nei locali di una banca e detenuti sono allocati nel seminterrato che ospita i locali che contengono mezziforte blindati - che gli islamisti nonostante due settimane di tentativi con l’utilizzo di tutti i fabbri del luogo, non sono stati in grado di aprire. Durante la custodia cautelare, possiamo vedere che la polizia islamica, lascia ai neri materassini in plastica, mentre ai detenuti arabi e tuareg, viene riservato un trattamento più agevole. Vengono riservati comodi tappeti e copriletti.

La giustizia islamica ha la sua sede nell’Hotel La Maison, appartenente ad un Franco - Maliano di nome Hawa Kouyate, la cui madre mi ha fatto più volte gustare la cucina alsaziana, kugelhopf e torte salate. Tutti gli alberghi appartenenti agli europei sono stati confiscati dagli islamisti. L'Hotel Palm Grove, di proprietà di Toulouse Hervé Panzani è stato prima occupato dai Tuareg del MNLA, prima di essere stati cacciati dagli islamisti, che hanno a lungo beneficiato dalla sua piscina, in quanto Timbuktu era invaso da un’ondata di caldo bruciante a 45° ma senza i dovuti accorgimenti igienici, per cui portando con loro tutta la polvere dal Sahara, presero varie malattie. Lasciarono quindi lo stabile con una razzia, portato via tutto ciò che poteva essere asportato: generatori, condizionatori d'aria, letti, sedie , sedie, televisori ...

La PEACE, il campeggio dove è stato ucciso il turista tedesco, appartenente ad una coppia inglese, viene oggi utilizzato come abitazione dagli islamici della Mauritania dopo aver cacciato il gestore ed il custode. La guest house del francese Michel Houndé, attualmente è stato risparmiato solo perché il proprietario ha dovuto affidare ad un Tuareg, un attivista di MNLA (Movimento Nazionale per la Liberazione della Azawad), la sua gestione. Quest’ultima operazione è stato creato dal islamista Touareg Iyad Ag Ghali per offrire all’opinione pubblica internazionale un volto laico, un volto diverso nei confronti del movimento. La maschera però è caduta perché il movimento MNLA ha riunito tutti i membri islamici del Sahel.

Il Tuareg del MNLA, vivono all'ombra degli islamici, che indicano loro le aree di azione e le porzioni di territorio su cui insediarsi, come l'aeroporto Timbuktu dove nessun aereo è atterrato da 4 mesi, il porto di Kabara dove hanno saccheggiato i magazzini del PAM (Programma alimentare mondiale) o hanno fatto man bassa delle riserve petrolifere dellaTOTAL, che custodiscono e commercializzano per conto degli islamici, che in cambio pagano loro qualche royalties. Infine, i separatisti Tuareg sembrano controllare solo l’attraversamento del fiume Niger, dove ci sono bambini dai 13 ai 15 anni armati di Kalashnikov che armeggiando coi bagagli dei viaggiatori e confiscano con insolenza e nervosismo oggetti di valore a volontà: gioielli, telefoni cellulari e laptop , i soldi ... per poter alimentare, così vien detto, le casse di guerra degli islamici.

Ma gli islamici non si accontentano solo di saccheggiare e di vietare, hanno creato le radici di una nuova città ... si insediano e reclutano i giovani del centro urbano di una Timbuktu già molto povera. Essi offrono cibo, bevande, e qualche banconota ai loro genitori, poi un Kalashnikov ed il campo di addestramento AQMI, situato alla Brigata di gendarmeria, all'ingresso nord della città. Quanto prima, viene loro concesso il diritto di pattuglia e saccheggio, a bordo di ciclomotori nuovi di zecca. Tutto questo serve ad attirare altri giovani islamisti, anche provenienti da Bamako, e dal sud del paese, facilmente riconoscibili per le lingue che parlano: Bamanan, Sarakollé, Peulh purché ... Islamici.

Contrariamente a quanto si possa credere, questa operazione è diffusa a Bamako, in ambienti vicini ai wahhabiti sauditi ed al Qatar, grandi amici degli americani, visceralmente contro l'Islam radicale ma che veicolano grandi maestri del terrorismo come Abu Zeid o Moctar Belmoctar, tutti presenti oggi a Timbuktu.

Si tratta di un circolo vizioso delirante. E chiaro che a Bamako, tutte le moschee e gli imam vicini ai circoli wahhabiti sono stati attenti a divulgare ciò che sta accadendo nel nord del Mali. Ascoltando le prediche degli imam, si denota un certo piacere nel vedere questa rinascita dell'Islam trionfante.

Il canale televisivo Al Jazeera (proprietario del Qatar), è l'unico autorizzato a lavorare in Timbuktu, che ritrova il nome di città proibita. Questi giornalisti del Qatar circolano a Timbuktu sotto stretta sorveglianza e scorta da parte del G.Q. di Al-Qaeda. Risiedono a volte si trovano presso la succursale del BIM (International Bank of Mali) o generalmente nella residenza che Gheddafi, che l’ha costruita senza mai soggiornarvi un solo giorno; questi giornalisti non si sono mai interessati a giustificare o sostenere questi insediamenti selvaggi. Mettono in discussione i commercianti arabi che vivono spesso di contrabbando, operazione favorita dalla guerra islamista, riprendono qualche notabile Mauro o Touareg che hanno il compito di registrare la distribuzione di un sacco di riso o di miglio e tendono il loro microfono o un imam che ha troppa paura di dire qualcosa di negativo a riguardo dell’occupazione.

Ignorano alla grande la situazione degli scolari e degli studenti della città che sono destinati a condurre una vita d’asceta, evitano accuratamente artigiani, albergatori e guide che l'inaridimento turistico ha immerso in un’incertezza totale. Non intervistano il giovane Imam che ha osato dire pubblicamente al terrorista Abu Zeid che la Jihad con le armi non ha ragione di esistere, che è la Jihad dalle idee che deve prevalere ed è tempo per lui ed i suoi scagnozzi di lasciare a Timbuktu.

Timbuktu che sta morendo lentamente, senza che nessuno osi levare una voce a sua difesa o intraprendere un’azione di protezione a questa città millenaria che dalla sua caduta ad oggi è considerato il più grande successo dell’islam dall’attentato dell’11 settembre .

La popolazione sembra rassegnata e soprattutto incapace di difendersi contro gli uomini armati fino ai denti e accecato dall'odio per l’altro. I giovani che hanno organizzato marce di protesta sono stati dispersi a colpi di Kalashnikov, le radio locali ad eccezione di una che diffonde permanentemente i versi del corano, sono state chiuse, la vendita di giornali vietata, la vita ridotta ad una sorta di panteismo che consiste nell’andare alla moschea e tornare a casa solo per mangiare quel poco distribuito come aiuto umanitario dai Salafiti

E per incoscienza o perché non ha scelta, la popolazione si organizzano intorno alle istituzioni islamiche, soprattutto alla giustizia islamica ed di polizia islamica che trattano le problematiche quotidiane. La gente dice di non essere obbligata a dare soldi per avere una sentenza giusta e democratica come nel Mali.

Questo è vero, il Mali che è stato definito uno dei paesi più democratici dell’Africa, in realtà è uno stato devastato dalla corruzione e dai conflitti d’interesse. Un processo può essere acquistato presso l'ufficio del giudice prima dell'udienza, i buoni del tesoro sono scambiati al mercato nero, le assunzioni pubbliche, ma anche la gendarmeria, la polizia o l’esercito risentono delle influenze di carattere sociale o famigliare…….

Infine grazie ad una società nel pieno marasma, uno stato che non c’è più e ad un gruppo di piccoli ufficiali sconosciuti che ha completato questa pesante situazione, una sera del 22 marzo, gli islamisti hanno avuto l’occasione di potersi aprire una via

Penso che il Mali non si rimetterà più e Timbuktu, non sarà più la stessa.

 

E.B.B.E

 

NDP: Considerata la delicata posizione di Timbuktu, perché non avvengano ritorsioni verso l'autore di questa lettera e perché quest'ultimo possa ancora fornirci notizie sulla situazione in cui versa la città,  vengono inserite solo le iniziali del nome

 

 

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